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Le 21 mai 2010, le ministre du budget François Baroin est l'invité de l'indéboulonnable Elkabbach sur Europe 1. 

Dans les quinze premières secondes, lorsqu'il entend le journaliste claironner : "la tension continue sur les places financières du monde ce matin...", le ministre ne veut pas voir cette réalité qu'il aimerait sûrement différente, et on le comprend (cette micro-démangeaison qui voudrait comme fermer l'oeil droit peut se remarquer à la 12e seconde de la vidéo ci-après, elle est référencée dans notre nomenclature synergologique par y5p1).

Puis le journaliste explique que le président Sarkozy estime avoir défendu l'euro lors d'un dîner avec le nouveau premier ministre britannique, David Cameron, il cite : "c'est une réussite" (le président ne manque jamais l'occasion de s'auto-congratuler), et "l'euro est la deuxième monnaie du monde". Ces propos entraînent une démangeaison en un point précis du nez du ministre (n1p1) sur l'arête droite non loin de l'oeil : j'aimerais sentir davantage ce que je vois... Autrement dit, Baroin serait un peu dubitatif sur ce qu'il vient d'entendre que cela ne nous étonnerait pas. Ou du moins, aimerait-il y croire bien plus volontiers... (voir à 1'09).

Les ministres européens des finances se réunissent aussi ce jour à Bruxelles pour qu'ils se mettent d'accord, question d'Elkabbach : est-ce que, au-delà des bonnes paroles, l'euro est aujourd'hui en danger ? Et hop, une jolie démangeaison entre l'oeil et le sourcil droit, sur la paupière (y2p1) à 1'19 : j'aimerais mieux voir ce qu'il y a derrière... Derrière la réunion de Bruxelles ? Derrière les bonnes paroles ? Derrière la mise en danger de l'euro ? Le ministre verbaiise qu'il a bien été dérangé par ce que le journaliste annonce être des "bonnes paroles", pour lui, il y a davantage à voir dans cette réunion que ce que le journaliste veut laisser entendre à ses auditeurs. Pour le ministre, les sommes mises sur le tapis ont évité "l'explosion des marchés" et un processus de "déstabilisation" qui ne seraient pas bons pour l'image, ou on peut même dire dans ce cas que ça ne sentirait pas bon : le voila qu'il nous revient d'ailleurs avec une démangeaison entre le nez et l'oeil droit, n1p1 vue précédemment.

Sarkozy et Merkel, "couple qui agit parfois dispersé" selon l'interviewer, se sont expliqués enfin au téléphone, ça a été "franc, direct" poursuit-il, "je crois que ça l'est toujours" interrompt le ministre toujours avec une n1p1 furtive (celà a son importance) mais néanmoins splendide (2'21), et avec les yeux qui vont chercher un souvenir de ressenti dans le passé. Ce qui nous laisse entrevoir que le ministre pense sincèrement ce qu'il dit ; et en même temps il aimerait sans doute encore mieux sentir, mieux comprendre cette relation ; et on note aussi une gêne, il connaît bien les coulisses et le style particulier que doit donner cette relation "franche"... Cela le conduit d'ailleurs à sourire de manière entendue...

Les démangeaisons sur le visage nous renseignent sur ce que nous aimerions notamment mieux voir, mieux entendre, mieux sentir, ou bien, tout l'inverse. Ces quelques minutes nous montrent un Baroin qui en dit plus long que ses propos sur son besoin de mieux voir et mieux sentir, et aussi de faire mieux voir et mieux sentir la situation qu'il vit comme ministre avec l'euro et les acteurs de cette saynète médiatico-financière.

 

Tag(s) : #Politique

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