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Vers une victoire de Jean-François Fillon ? 

 

Le vote des adhérents pour désigner un nouveau président à l’UMP a tourné à la foire d'empoigne dimanche, Jean-François Copé et François Fillon, au coude à coude, revendiquent chacun la victoire lors de deux discours. Au-delà des mots, scrutons les gestes des deux candidats et de leur garde rapprochée lors de ces discours.

 

ump fillon copé

 

Pécresse en mode séduction

Derrière François Fillon,  qui prononce dimanche son discours, Valérie Pécresse est tout sourire. Peut-être un peu trop. On a l’impression sur ces images qu’elle est en train de passer un casting. L’élue UMP est totalement en mode séduction : elle penche sa tête vers le côté gauche, les paupières battent lentement, elle opère des moues de séduction et offre un sourire franc, bouche ouverte, dents apparentes. Puis, Valérie Pécresse opère également des recadrages avec ses cheveux, assez curieux, à la manière des pubs pour le shampoing, sa tête, aussi, est souvent très en arrière, ce qui est signe de fierté. Elle est heureuse d'être là. Regarde-t-elle un écran de contrôle,  ce qui expliquerait l'incongruité de ses mouvements ?

Car au final,  son attitude laisse perplexe : ses grands sourires viennent rythmer de manière non verbale les propos de François Fillon de façon totalement incongrue. Ils sont à la fois connectés et déconnectés du sens du discours de son champion. 

 

Estrosi,  en mode surveillance aiguë

Derrière François Fillon,  se trouve aussi Christian Estrosi. On voit bien que les yeux du maire de Nice balaient alors l’assistance. Cela signifie qu’il est très agité et qu’il est en mode surveillance. Il surveille un peu partout l’audience et ses réactions, il faut dire que son département est au centre des polémiques. A noter que son sourire est un sourire social, pas franchement sincère : sa bouche sourit mais pas ses yeux. Il est dans le contrôle. Il est stressé.

 

Fillon,  la volonté d'être à la hauteur

François Fillon, lui, est fidèle à lui-même. Il est solennel, grave. On note chez lui des coups d’épaules gauches. Ce sont des élans spontanés qui trahissent sa volonté d’être à la hauteur, de performer, avec un souci d'être dans la justesse et la justice. Puis,  quand il évoque la commission électorale interne à l’UMP,  la Cocoe, François Fillon donne un coup de langue vers la gauche, signe que la pression monte, et que l’ancien Premier ministre est ici sous tension, il la tacle au passage, mettant sans doute de la réserve sur son rôle. 

 

Copé essaie de convaincre

Enfin,  Jean-François Copé,  lors de son discours a les sourcils constamment relevés. Un geste que l’on fait pour souligner ce qui est important. Mais quand on le fait en permanence, cela veut dire que l’on veut convaincre. En somme, dimanche soir, le candidat à la présidence de l’UMP ne prend pas acte de sa victoire. Mais souhaite plutôt convaincre son auditoire qu’il a gagné. Mais lui-même est convaincu de son bon droit. On note toutefois sa fatigue : sa paupière gauche tombante traduit, en effet, une certaine fatigue émotionnelle.

Le bal des égaux ne fait que commencer.

Tag(s) : #Politique

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