A quel rang terminera la frontiste au soir du premier tour dimanche prochain ? Cette question fait l’objet de nombreuses spéculations. Une chose est certaine, au titre des codes gestuels de séduction et de dominance réunis, elle marque le pas.

 

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Marine Le Pen présente plus volontiers la partie gauche de son visage : elle fait entrer les gens dans son cerveau droit, celui de l’affectif, à la recherche constante du lien. Parfois, l'empathie est amplifiée par la tête qui penche à gauche. Des codes inconscients de séduction auxquels s'ajoute un buste souvent penché à l’avant, montrant qu'elle est "dans le match", des épaules hypertoniques, marquant la présence à l'autre et l'implication dans le discours, des mouvements de mains élevés, dans la zone du thorax, les deux mains participatives (la droite pour argumenter, la gauche pour la spontanéité), les poignets ascendants et pratiquement pas d'autocontacts indiquant la gêne, des plissements d'yeux involontaires (on retrouve cela chez Arnaud Montebourg), bref, des codes de séductrice et de dominante.    

Elle sourit beaucoup. On reconnaît facilement chez elle le vrai sourire ; à la différence du sourire forcé ou sourire "social" qui se caractérise par l'absence de pattes d'oie sur les tempes. Chez elle, les yeux sourient, la bouche s'ouvre. Comme tous les leaders politiquement fortement idéologisés et au discours radical, elle montre une grande cohérence entre ses propos et son langage corporel. Pour autant, comme tout un chacun, au-delà du "portrait gestuel" qui se caractérise par des gestes, mouvements, attitudes qu'elle présente le plus souvent, les émotions qu'elle éprouve au fil de ses interviews, rencontres et discours peut révéler davantage de choses, et notamment des incohérences.  

On peut la voir ainsi régulièrement sortir la langue (langue dite de vipère) pour tacler un adversaire politique ou un journaliste. C'était le cas lors de son passage télévisuel lorsque tous les candidats étaient réunis à "Des paroles et des actes" face à la journaliste Nathalie Saint-Cricq. Parfois, la langue balaie les lèvres de la gauche vers la droite, surtout quand elle est mal à l'aise, car les choses sont dites alors dans un contexte difficile. Lorsqu'elle se met en position d'attaquante. Tout balance vers la droite : le corps entier, la tête aussi, la langue sort vers la droite,  l'épaule pointe, de même que l'index. Et quand la tête sort du cou pour aller vers l'avant, la machine semble s'emballer. Pour mieux emballer l'interlocuteur.

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