Jean-Luc Mélenchon Michel Euler:AP

 

Selon un dernier sondage BVA pour Orange de ce vendredi 23 mars, le leader du Front de Gauche deviendrait le troisième homme derrière Sarkozy et Hollande. Après la reprise de la Bastille dimanche dernier, celui qui veut marquer son territoire au fer rouge, saurait-il à ce point capter l'intérêt de l'opinion publique ? Revue des effets (de manche) et gestes.

 

Il aboie souvent ses arguments. Ce n’est donc pas un hasard de voir souvent chez ce tonitruant débatteur politique et lors d’échanges musclés, ce que l’on appelle « une lèvre de chien », autrement dit une légère remontée de la lèvre supérieure, souvent sur le côté droit de son visage : signe pathognomonique du mépris d’autrui. De l’autre côté, à gauche, la commissure des lèvres tend à descendre soulignant une amertume profondément ancrée. La bouche, souvent révélatrice des non-dits, ne pouvant guère faire l’objet d’un contrôle conscient, imprime également comment nous vivons la relation aux autres.

Dans la même veine, l’axe de tête dominant est « sagittal supérieur » (la tête est souvent légèrement relevée), signe que l’autre est toisé et mis à distance. La ride marquée de l’anxieux, verticalement visible entre les deux yeux, à droite, n’occulte pas le tempérament tout aussi émotif, à lire en première ligne sur le front (de gauche évidemment).

Les gestes sont élevés comme souvent chez les candidats les plus idéologues, et marquent le degré d’association au discours. Lors du discours de la Bastille du 18 mars, la main gauche prédomine, la spontanéité, la sincérité sont présentes. Le poing se ferme souvent, ce geste indique selon le contexte la colère, la force combative, il est issu de l'héritage primatologique (les grands singes) et se fait plus volontiers de la main droite. A l'issue d'un débat épique avec Marine Le Pen, chez Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, le frontiste de gauche leva le poing en signe de victoire. Il le fait aussi volontiers de la main gauche, signe que chez lui, le combat est une seconde nature, spontanée, pas forcément empreinte d'une violence primitive.

 

 

Dans une vidéo de 1999 ressortie récemment sur les réseaux sociaux, le leader du Front de Gauche raconte comment François Hollande négociait âprement les résultats d’élections internes socialistes. On observe à plusieurs reprises le masque du dégoût, notamment visible sur la partie gauche du visage (le visage caché, intime, personnel). Mélenchon le pugnace semble trouver aussi beaucoup sa source d'inspiration dans les comptes qu'il a à régler avec les autres. Voire lui-même.

 

 

VG-VD-melenchon.png         

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Politique

Partager cet article

Repost 0