J'ai vaguement suivi dans la presse la fuite présumée de Charlene quelques jours avant le mariage ; et pourtant,  ce que je remarque sur les moments clés de ce mariage,  c'est plutôt une certaine volonté de prendre de la distance de la part du prince Albert,  tandis que Charlene manifeste une soumission triste entrecoupée de fréquents moments de visible satisfaction. Parler de joie serait un bien grand mot.

 

En tout cas,  c'est le sens général du propos que j'ai tenu lors de mon intervention dans l'émission Morandini ! sur Direct 8 de ce lundi 04 juillet.

 

Analyse des moments-clés.

 

Lors de l'échange des consentements religieux,  attention,  il ne s'agit pas de l'instant précis des "oui" à la question, voulez-vous prendre pour époux/se mais d'un autre moment que je ne retrouve plus sur le Net), lorsque l'archevêque exprime que c'est "dans la fidélité et l'amour mutuel que les époux doivent inscrire leur avenir". Moue sur la droite et remontée de la lèvre inférieure du prince qui signe là le doute conjugué à un fort agacement. "Est ce bien ainsi que vous voulez vivre dans le mariage ?" questionne en substance le prélat,  à qui la logique synergologique précédente a échappé,  sans quoi,  il eût été plus prudent. Faux oui du prince (la tête commence son mouvement par le haut) et rebelote de moue des lèvres cette fois-ci vers le bas,  une espèce de sourire inversé qui se passe de commentaire. La bouche de Charlene reste ouverte après le oui,  signe de l'envie de continuer à communiquer,  le regard est plaqué dans les yeux du prince,  et sinon,  se porte sur la droite,  preuve qu'elle intègre mentalement les perspectives proposées et qu'elles les trouvent suffisamment aimables.

 

 

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Quand un duo entonne la chansonnette, Charlene pleure à gros bouillons, la configuration de ses axes de tête indique tristesse et soumission tandis que la gêne du prince est identifiable au sourcil gauche relevé par intermittence, il se met à distance de la scène qui se joue, la bouche fait des moues de chaque côté, "à la Chirac", il ne cherche pas son regard, peut-être est-ce par pudeur, par respect d'un protocole, en tout cas l'image donnée au monde n'est pas celle de l'empathie. Un fait intrigue, Charlene se mordille la lèvre inférieure et montre une "bouche en huître" (lèvres repliées dans la bouche), signes de la volonté de maîtrise de la parole, du discours. Elle retient l'envie d'exprimer des émotions sous-jacentes aux émotions sur-jacentes, celles montrées à l'opinion publique.

 

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Au moment du baiser lors du mariage civil,  Charlene présente davantage son profil gauche qu'Albert,  elle ferme les yeux tandis qu'il les garde ouverts,  il lui embrasse plutôt le menton que les lèvres,  il se détourne plus vite de son regard,  ce qui n'est pas son cas à elle,  et on lit sur elle une expression fugace de tristesse dans son regard lorsqu'ils retournent chacun dans leur "bulle" ; bref,  elle est davantage dans l'abandon que lui à ce moment-là ; sans doute l'événement,  s'il a réellement eu lieu,  qui a jeté un froid avant les cérémonies est-il encore présent subconsciemment dans ces instants.

 

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Bref, on la voit beaucoup plus proche du prince durant ces moments-clés que le prince, qui cherche pour sa part à mettre de la distance avec son épouse, ou par pudeur, ou pour des raisons qui lui appartiennent.

 

On est loin de la langue de délectation de Kate et William lors du mariage britannique.

 

Tag(s) : #People et divertissement

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