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2011 © Marc Chaumeil - www.fedephoto.com

 

Une micro-démangeaison simultanée ! Voilà une photo qui crédite s'il en était besoin l'approche synergologique, une même cause extérieure produisant les mêmes effets ; ainsi, lorsqu'on vit intérieurement une situation, un contexte, en décalage, notre cerveau envoie une démangeaison compensatoire (par influx nerveux) et nous gratter nous apaise. Bien sûr, qui croira qu'une mouche tsé-tsé a piqué nos duettistes ? Qu'un eczéma virulent et aigu les a atteint en simultané ? Qu'un coup de trique invisible leur a été envoyé sur leurs présidentielles nuques (oui Hollande aussi est président... de conseil général) ?

Un propos tenu pendant le discours d'inauguration d'une exposition sur la Chine au musée de Sarran en Corrèze est cause de cette superbe prise en flagrant délit de gêne. Mais de quelle sorte de gêne s'agit-il exactement ? Elle vise le cou, lié à la parole, côté droit, en pleine relation à l'autre, à l'arrière, dns l'idée de contourner ; comment traduire cela ? "Si je devais prendre la parole, je serais sans doute gêné (ou plutôt précisément pas) par ce que la franchise m'obligerait à dire".

Chez Hollande, cela est vécu avec un certain amusement visible sur la bouche ; chez Chirac, la bouche redouble la gêne, les sourcils relevés indiquant la surprise et/ou la volonté d'attirer le regard de l'autre sur la façon dont le propos est vécu.

Le fait de se gratter est d'ailleurs en ce sens positif, il permet de dire mi-consciemment à l'autre qu'on vit mal les choses ; se contrôler ne remplit plus la fonction de régulation pour soi, ni la fonction de communication pour l'autre ; et de toute façon, contrôler une micro-démangeaison n'est guère possible.

Seule la connaissance du propos pourrait nous éclairer davantage, en synergologie, le contexte est important ; sans quoi, mille interprétations fantaisistes nous laisseront entendre que cette synchronisation est due à la connivence des deux larrons.

Tag(s) : #Politique

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