Mon travail de synergologue hier soir, dimanche 20 février 2011, sur France 2 a été facilité par l'excellent interview mené par Laurent Delahousse qui ne cesse de jouer au chat et à la souris pendant une quinzaine de minutes, abandonnant le sujet qui lui brûle les lèvres, puis y revenant par touches avec la délicatesse d'un Raminagrobis.

L'usage fréquent de la main gauche de DSK est un trait marquant de cet échange, il faut y lire un état d'esprit spontané, aucune volonté de venir marteler un discours cuit et recuit. On appelle cela en synergologie une "logique chaude", y lire une allusion malicieuse à la vie privée du politicien serait proprement incongru.

 

Image-1.png

 

Image-3.png

 

Cette spontanéité est confirmée par la main gauche en prise sur la main droite, celle du discours, souvent contrôlé. C'est important car cela va nous dresser un contexte : les non-dits seront rares et plus souvent on observera un langage corporel en appui des propos tenus.

 

Image-4.png

 

"Je suis plus libre que je n'ai jamais été" : cette petite phrase est relevée par la presse ce lundi matin ; les commentateurs auront beau jeu d'y entendre un intérêt pour une liberté à venir. En réalité, cette phrase est accompagnée d'une sortie de la langue, il s'agit d'une langue de délectation, DSK ressent un vrai plaisir à ce qu'il fait, c'est sincère, c'est profond, cela est fait dans le présent, y lire un non-dit sur une volonté future est une interprétation. A-t-il envie de sacrifier cette liberté au fond de lui pour des enjeux et des modes opératoires qui lui semblent aller contre ?

 

Image-2.png


 

"... les Français s'impatientent", s'impatiente aussi le journaliste. On observe un recul sur la chaise de DSK (mise en retrait) et un axe latéral droit, la tête penche à droite quand on se rigidifie sur un sujet.

 

Les vidéos les plus récentes ne montrent aucun non-dit de DSK et quand il est interrogé sur ses intentions pour 2012, et au mieux (exemple celle où Sarkozy le raccompagne sur le perron de l'Elysée il y a quelques mois) lit-on des items de peur : vagues sur le front, bouche rétractée, sourcils en accent circonflexe, donc l'envie du combat ne semble pas prégnante.


Même si ses conseillers se démènent pour buzzer, intriguer, préparer son arrivée, le mettre sur orbite, rien ne dit que la fusée ait envie de décoller, voire de se mettre seulement sur la piste pour y aller. Rien ne dit que DSK en ait envie au fond de lui. C'est là tout l'intérêt de la synergologie, un DSK dubitatif pourrait prendre conscience à la lecture de son langage corporel qu'il est bien moins motivé que sa raison objective ne pourrait le conduire à y croire après réflexion. Se voir nous révèle consciemment nos émotions mi-conscientes.

 

Si rien n'autorise à laisser penser qu'il est prêt, l'apprétit vient toutefois en mangeant... A suivre.



Tag(s) : #Politique

Partager cet article

Repost 0