Nous parlions le 21 février dernier de la logique chaude manifestée par DSK lors de son intervention télévisée sur France 2, sans y voir de malice avec sa sulfureuse réputation. C'est l'usage fréquent de la main gauche qui témoigne de la spontanéité et de l'engagement dans le discours qui nous avait frappé, surtout lorsqu'il parle des valeurs de la gauche, tandis que l'ancien ministre est souvent vilipendé pour son rapport au pouvoir et à l'argent : "la Porsche tranquille" brocarderont même plus tard certains de ses contempteurs.

 

axe de tête DSK juge

 

Lors de la première audience, au moment précis où la juge rend son verdict, la tête de DSK est fortement penchée, orientée sur la gauche et il regarde en présentant la partie droite de son visage (il regarde avec l'oeil droit) : le signe d'un sentiment de culpabilité (à ne pas confondre forcément avec le signe de "la" culpabilité). Les faits qui lui sont reprochés, si avérés, peuvent conduire à cette configuration d'axe de tête au moment particulier où il entend la juge ; en même temps, il pourrait y avoir eu relation sexuelle librement consentie que cette configuration pourrait tout aussi bien être présente.

Certes, il y a aussi une forte respiration associée à une déglutition juste avant que la tête ne subisse cette forte poussée vers le bas (signe de soumission, axe sagittal inférieur). Et le balancement d'un pied sur l'autre traduit un stress quant à la posture à adopter.

Cela étant, pour avoir une idée claire, la démarche synergologique nécessiterait de visionner des heures de DSK dans différentes situations pour se familiariser avec les traits marquants de son langage corporel ; de même, il nous faudrait être à ses côtés pour analyser les micro-réactions en fonction du contexte, de 'histoire telle qu'elle est relatée par DSK, et non pas seulement sur quelques images ; si le langage du corps est universel, il ne peut conduire à rendre un verdict synergologique sur trente secondes, n'en déplaise à ceux qui se réjouissent des fantasmes alimentés par la série "Lie to me".

L'analyse de la deuxième audience n'a que peu d'intérêt, DSK a eu le temps d'avaler émotionnellement ce qui se passait, il est moins pris au débotté, bien rasé, mieux sapé et l'on retrouve l'animal politique dominant prêt à en découdre et à sauver sa peau, les émotions sous-jacentes sont plus difficiles à percer sous la cuirasse reconstituée. Seul le mépris du procureur et une mise à distance du contexte est perceptible par certaines micro-expressions (visage).

Autre chose d'intéressant à noter, on ne lit à aucune des audiences une émotion primaire : ni tristesse, ni colère (sauf dans la séquence où il est montré menotté), ni peur, ni honte.

 


DSK : affaire du Sofitel de New-York 

Tag(s) : #Politique

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